Ici commence l’histoire de Saint-Dizier. Promenons-nous le long des remparts et des maisons à pans à bois, témoins de l’ancienne ville fortifiée du XIII e siècle devenue place forte royale au XVème siècle. Sculptures « Art nouveau » d’Hector Guimard, ligne de mobilier urbain contemporain, le cœur historique est aussi la vitrine de la fonte d’art dont Saint-Dizier est la capitale.
Le seigneur Gui II de Dampierre (1155-1215) créa une ville fortifiée au confluent de la Marne et de l’Ornel. Une ville organisée autour d’un château et de fortifications flanquées d’une dizaine de tours. En plus des tours d’entrées de l’ancien château, quatre tours subsistent. La complexité du passage de la porte fortifiée du château est comparable à celle des châteaux royaux de Carcassonne et d’Angers. Au fil des siècles, le château est un lieu de protection des habitants et de personnages illustres. Citons Henri Iv, Marie Stuart… Après la seconde guerre mondiale, le château abrite la sous-préfecture.
Ancienne halle au blé au XIXème siècle, le bâtiment a été transformé en un magnifique théâtre à l'italienne, dès 1906. Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 30 octobre 2007, le théâtre a fait l’objet d’une restauration sans précédent.
Épargnées lors de l’incendie de 1775, les maisons à pans de bois témoignent de l’architecture locale. Elles font partie des plus anciens édifices de Saint-Dizier. La façade et la toiture de la maison dite « Parcollet » face à l’église Notre-Dame, sont classées depuis 1945 en tant que Monuments historiques du XVème siècle.
Bâtie dès 1202 par le seigneur Gui II de Dampierre, l’édifice a servi de poste d’observation et de défense lors du siège de 1544. Il sera en grande partie détruit lors de l’incendie de 1775. Cette église abrite de nombreuses curiosités : un buffet d’orgue érigé et perfectionné par Aristide Cavaillé-Coll puis inauguré par Camille Saint-Saëns, une statuaire XVème – XVIème siècles, des obituaires…
L’incendie de 1775, qui ravagea les deux-tiers des habitations, incite à l’édification d’un nouvel hôtel de ville dans un espace dégagé. Dès 1863, l’édifice est construit sur pilotis à l’emplacement de l’ancien bastion de la victoire. Sur le fronton figurent les armoiries de la ville avec la devise de la cité bragarde « Regnum Sustinent » (« Ils soutiennent le royaume »).
Ancien couvent des Capucins, l’ESTIC (Établissements secondaire et technique de l’Immaculée Conception) abrite la chapelle construite dès 1863 sur les plans de l’architecte Hubert Fisbacq. Il s’est inspiré de la Sainte Chapelle du Palais de Justice de Paris.