L'histoire de Saint-Dizier en bref

 

Armoiries de Saint-Dizier

Saint-Dizier et ses "Vaillants Bragards"

Simple bourgade proche d’une demeure seigneuriale au IXème siècle, Saint-Dizier est devenue ville fortifiée au XIIIème siècle, après sa fusion avec les villages de La Noue (Olonna) et Gigny. L’expansion de la métallurgie a transformé, au fil des siècles, cette ancienne place forte en cité industrielle. Les récents travaux de rénovation ont rendu à Saint-Dizier le charme des villes où il fait bon vivre. Chacun des quartiers qui la composent a conservé sa propre identité, qui transparaît au gré des promenades. Tout a commencé il y a très longtemps…

 

Des traces d’occupation de l’âge de bronze à l’époque carolingienne ont été révélées notamment avec  la présence d’une villa gallo-romaine et la découverte de trois sépultures de chefs francs. Mais l’histoire de la ville de Saint-Dizier en tant que localité commence au Moyen Âge avec la famille de Dampierre.

 

Le Château et les  Remparts de  Saint-Dizier

Saint-Dizier, place forte royale

Gui II de Dampierre, l’un des plus puissants seigneurs, proche du roi de France Philippe Auguste, choisit d’implanter son domaine au confluent  des rivières Marne et Ornel. Il fait  édifier son château (actuelle sous-préfecture) et l’église Notre-Dame en 1202, autour de laquelle la ville se développe progressivement.

En 1488, le roi Charles VIII réunit la seigneurie de Saint-Dizier à la couronne de France. Par sa position stratégique, à la  limite es royaumes de France et face à la Lorraine, Saint-Dizier devient une place forte royale, ceinte de remparts et de fossés inondables. Le château est le lieu de résidence du gouverneur militaire. Les soldats, pour la plupart, sont logés chez l’habitant. Dès cette époque et surtout au  XVIème siècle, les fortifications et les systèmes défensifs sont améliorés par les  ingénieurs  royaux, notamment Marini, l’architecte de François 1er. Marini est à l’origine de la création des fronts bastionnés et du cavalier (IMH) à l’extrémité sud du château.

 

Siège de 1544 (tableau)

 

Prise de la Tour (tableau)Le siège de 1544, une bataille historique

Durant l’été 1544, les armées de l’empereur Charles Quint en guerre contre le roi François 1er envahissent Saint-Dizier, ville frontière du royaume de France. Près de 42 000 soldats font face aux troupes de la ville et aux habitants, à peine 4 500 hommes, femmes et enfants. Les assaillants, de différentes nationalités, sont mal coordonnés et mal soutenus. L’assaut est repoussé pendant plus d’un mois par les défenseurs avec de lourdes pertes de part et d’autre. Cette résistance permet à la France de se ressaisir et de sauver Paris. François Ier, en reconnaissance à la cité, permet à cette dernière de porter ses propres armes : « d’azur au château sommé de trois tours d’argent maçonnées de sable », avec cette devise « Regnum Sustinent » (« ils soutiennent le royaume »).

 

Une ville en mutation

En  1775,  un  incendie détruit près des deux tiers de la ville fortifiée. Ajouté à la perte pour Saint-Dizier de son rôle de défense des frontières,  neuf ans plus tôt, lors du rattachement de la Lorraine à la couronne, cet événement transforme la ville. L’ ingénieur des Ponts et Chaussées, Coluel, décide la destruction d’une grande partie des fortifications, devenues inutiles, et des maisons à colombages faisant ainsi disparaître l’aspect médiéval de la ville.

Il faut attendre la fin du XIXème  siècle – qui marque la fin des conflits historiques et l’apogée de la fonte d’art – pour percevoir toute l’ampleur des mutations dans la ville : construction de l’Hôtel de ville, de la halle au blé qui deviendra le théâtre, du canal de la Marne à la Saône…

La rénovation de Saint-Dizier se poursuit. Élargir et densifier le centre-ville, moderniser l’habitat, aménager les rives du canal, étudier  la  construction d’un centre culturel de plus de 1 000 places, accueillir les entreprises sur le Parc d’activités de référence… Saint-Dizier est une ville en mouvement, une ville attractive.

 

Vue aérienne de Saint-Dizier

 


Le saviez-vous ?

 

L’origine du nom « Bragards »

Les habitants de Saint-Dizier s’appellent les Bragards. Selon la tradition populaire, ce nom viendrait d’une exclamation de François 1er : « Ah, les braves gars ! » voire même « Ah, les bragards ! » pour « les gaillards », en apprenant la résistance de la ville en 1544. Une étude toujours en cours nous dévoile que le terme « bragard » était fréquemment usité à cette époque. Il serait issu du mot « braies », le pantalon gaulois. il signifierait à la fois « braillard et courageux ».

 

Campagne de France de NapoléonNapoléon à Saint-Dizier

Durant la campagne de 1814, l’Empereur séjourna à l’actuel n° 60 de la rue Dr Mougeot. Il sortit vainqueur à Saint-Dizier et pour la dernière fois avant la campagne de belgique en 1815.