
Dans le cadre du plan collèges, tous les édifices reconstruits ou réhabilités font l’objet d’une recherche approfondie des maîtres d’oeuvre dans les domaines de la qualité environnementale et des économies d’énergie par le choix de matériaux appropriés et le recours aux énergies renouvelables.
Pour la construction du collège Luis-Ortiz, le conseil général a effectué des choix qui ont permis à l’établissement d’obtenir la certification HQE tertiaire. Dans différents domaines (les bâtiments sont classés BBC*), il présente des caractéristiques à fortes plus values environnementales. Parmi elles :

La conception même de la construction vise à économiser l’énergie sous toutes ses formes. C’est un collège « Énergie Zéro » : l’établissement produit autant d’énergie qu’il en consomme grâce au recours important :
*2 500 m2 de cellules photovoltaïques en panneaux ou intégrées dans les membranes d’étanchéité des toitures permettent de fournir de l’électricité.
Tout a été prévu pour limiter au maximum la consommation : chasses d’eau à débit réduit, limitation de la pression, espaces verts plantés d’espèces peu consommatrices d’eau et bassins permetant l’infiltration des eaux pluviales, robinetteries économes temporisées.
Les qualités thermiques des bâtiments suppriment 95% des ponts thermiques et l’utilisation de vitrages performants évitent les points de condensation et les effets de paroi froide.
L’air introduit dans les locaux est à température proche de l’ambiance grâce à la ventilation double-flux.
L’accès au local déchets est facilité pour les camions de collecte.
Le choix des matériaux a été effectué notamment en fonction de leur durabilité (bois et béton brut) et permet un nettoyage facilité, sans usage de produits toxiques pour les sols et revêtements.
Afin de limiter les nuisances de chantier et de privilégier un chantier sec, le collège repose sur une structure en bois massif multiplie fabriquée en atelier et assemblée sur site, et en béton. L’isolation a été mise en place par l’extérieur et un bardage en bois de mélèze recouvre les bâtiments.
Le collège est chauffé par géothermie, avec deux pompes à chaleur sur nappe phréatique avec forages à 50 mètres.

Accueillant 374 élèves pour 2011-2012, l’ensemble scolaire se compose de trois entités distinctes : le collège, le complexe sportif et les logements.
Une voie d’accès permet aux véhicules de déposer avec la plus grande sécurité les élèves qui pénètrent dans l’enceinte scolaire par un seul accès, éloigné des flux automobiles et des circulations. La cour de récréation est largement dimensionnée.
Le coeur du collège, avec en son centre, le Centre de Documentation et d’Information (CDI) est implanté sur deux niveaux. Toutes les fonctions sont intégrées dans un volume unique avec une disposition réfléchie : le pôle technologique, les salles de sciences au-dessus de l’administration pour le silence, le pôle artistique au-dessus du CDI.
A l’ouest de ce bâtiment, sont implantés les terrains sportifs suivis des logements, conçus pour offrir le maximum d’intimité à chaque résident, tout en apportant un confort visuel et une belle exposition au soleil.
Afin d’optimiser l’utilisation d’équipements pour des activités extrascolaires, le conseil général recherche des partenariats pour la construction de certaines infrastructures comme les gymnases et les chaufferies biomasse. Financé avec le concours de la Ville de Saint-Dizier, le gymnase, d’une superficie de 2 353 m2, dispose de 500 places en gradin et permettra notament le déroulement de compétitions de basket et handball au niveau national.
Comme tout établissement rénové ou reconstruit dans le cadre du programme d’investissement du conseil général, le collège Luis-Ortiz bénéficie d’un équipement très moderne, performant qui prend en compte les nouveaux besoins pédagogiques tels que les Espaces Numérique de Travail (ENT), les tableaux blancs interactifs, le laboratoire de langue, la salle informatique...

Louis Bruntz, Paul Claudel, Marie Calvès, Diderot, Camille Flammarion, Louise Michel… ces noms de baptême des collèges haut-marnais expriment admiration, fierté ou encore reconnaissance. Ils rappellent souvent le parcours d’un homme ou d’une femme, ses oeuvres, son combat, son action.
Artisan de crèmes et marrons glacés, Luis Ortiz s’installe à Saint-Dizier en 1921. Travailleur acharné et talentueux, il promène sa carriole de marchand ambulant dans les jardins publics, les fêtes foraines, les terrains, puis plus tard les cinémas afin de vendre ses produits. En 1951, les glaces Ortiz acquièrent leur célèbre nom Miko. En 1954, l’installation dans le Fort Carré permet une production industrielle et, en 1990, Miko est le premier groupe français de produits alimentaires sous grand froid avec 6 000 salariés et 5 milliards de francs de chiffres d’affaires.
En dénommant ce collège Luis-Ortiz (après consultation du Conseil d’administration du collège et de la Ville de Saint-Dizier), c’est le talent, la réussite, la capacité à innover mais également le courage d’un homme que le conseil général salue.